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 Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray

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Ruelle sombre

Pour vendre ses petites trouvailles, le quartier sud d'Hypnos était un bel endroit car après s'être fait un joli pactole, il n'avait plus qu'à acheter de quoi se sustenter. Ce n'était rien de plus que la routine, pour Rain. Seulement, exactement comme pour la raison qui l'avait amené au royaume des songes, il lui arrivait de s'en prendre aux mauvaises personnes ; de celles qui seraient capables de vous retrouver même à l'autre bout du monde uniquement parce que vous lui avez dérobé le chewing-gum qu'ils se gardaient. Le britannique ne comprenait pas comment, malgré toutes les précautions qu'il prenait, il en revenait toujours à cette situation plus que délicate.

Rain n'avait aucunement l'intention de se laisser faire et de déposer les armes. C'était là son principal problème. Plutôt que d'abandonner et ne pas réagir à la pluie de coup que les trois hommes s'amusaient à faire pleuvoir sur lui, le jeune brun serrait les poings et se débattait férocement. Au début, il ne s'agissait que d'un simple "dent pour dent, œil pour œil", mais au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient et que les protagonistes s'impatientaient, le jeu prenait une tournure dangereuse à l'odeur métallique.

Un instant de répit lui fut accordé et le jeune homme reprit son souffle en observant les hématomes qui couvraient sa peau hâlée, les meurtrissures sur ses jointures, le sang séché sur ses phalanges. Sa conscience était toujours sienne. Hélas, la partie était loin d'être terminée et dès que le pied de l'un de ses agresseurs rencontra son abdomen, l'obligeant à recracher tout l'air contenu dans ses poumons mêlé à son dernier repas sur le sol, la donne changea.

Il avait l'impression d'halluciner en regardant le tas de gerbe sur les pavés de la ruelle, éclairée par des rayons orangées d'un soleil fatigué et prêt à s'endormir, mais ce n'était que la pure vérité. Rain pouvait sentir la brûlure dans ses entrailles, privées de nourriture, assaillies de douleur, son épiderme souffrant de tous les coups reçus jusque-là. Encore un peu et il aurait pu s'évanouir, ce qui revenait à baisser les bras et sa détermination ainsi que sa rage l'empêchaient de se reposer dans l'inconscience. Il cracha ce qui gênait sa gorge et prit ensuite une grande inspiration, emplissant ses poumons à nouveau d'air frais, puis ses yeux émeraudes s'accommodèrent de la lumière presque tamisée et échangèrent la couleur de ses iris avec un jaune féroce et brûlant de fureur.

Là, le voleur était prêt à tout donner, même plus que ce qu'il n'avait, pour se débarrasser des déchets qui obstruaient sa route et osait lui enlever ce pourquoi il se battait si durement chaque jour. La nourriture était ce qu'il y avait de plus précieux et la voir gâchée sous ses yeux... C'était insupportable. Un grognement s'échappa de ses lèvres d'où on voyait les dents prêtes à déchiqueter tout ce qui passait trop près d'elles, comme un animal sauvage montre les crocs d'un geste menaçant. La seconde suivante, Rain avait déjà sauté sur l'un de ses adversaires, griffes sorties qui s'attaquèrent aussitôt à la chair offerte et il la lacéra en enfonçant ses ongles autant qu'il le pouvait. Premiers geignements de souffrance, si loin et douce de celle qu'il avait enduré jusqu'ici.

Une chose était certaine : ils allaient payer.

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Sujet: Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray Lun 3 Oct - 1:39


Dernière édition par Rain Arkwright le Mer 12 Oct - 21:38, édité 1 fois
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Sa justice personnelle
" La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique." Blase Pascal


Le danger sur le bout des lèvres, pouvant le tuer à tout instant, petit à petit. Le minuscule objet collé entre ses doigts, dans se réflexe infâme de l'amener à sa perdition. Il était trop tard, il en était déjà accro depuis un moment. Être entre la vie et la mort ne guérissait pas les addictions, c'était ironique, peut-être étaient-ce elles qui le tueraient finalement. Justin soupira en crachant un grand élan de fumée, de loin il voyait la foule, agitée, presque dansante se traîner dans cette ville étrange, désormais il s'y était fait. Le marché était ce qui rapportait le plus, les cris peut-être ce qui attiraient le plus. Dans ce côté de la ville les gens paraissaient heureux, ils venaient simplement se réapprovisionner de choses ou d'autres quotidiennes et lui, il veillait à ce que tout ce passe bien, habituellement. Pas cette fois. Cette fois-ci, ses pas s'étaient faits pour lui, il avait pensé à lui, à sa santé, surtout au fait qu'il avait été mis à la porte pour la journée à cause des cernes grandissantes en dessous de ses yeux. Il n'y pouvait rien, c'était un combat difficile à gagner. Les habitudes avaient la vie dure. Elles parvenaient à l'attacher et à lui extirper son sommeil, comme toujours il dormait peu, pas assez, quelques minuscules heures histoire d'être au top. C'était stupide, mais c'était ainsi qu'il vivait. 

Ses courts pas traînant dans la ville, la démarche féline alluma ses moindres mimiques. Il possédait un air neutre impénétrable, des yeux en acier fusillant quiconque s'attardait trop à le fixer et des regards il y en avait, sans cesse, comme s'il était dès le départ jugé par sa taille. Cependant les gens se taisaient, baissaient la tête et murmuraient des excuses insensées lorsqu'il les fixait un peu trop intensément. Cette ville lui rappelait celle de sa naissance, et pourtant elles n'avaient rien en commun, si ce n'était que cette atmosphère qui l'amusait et l'agaçait à la fois. Il devenait un peu parano, peut-être ? Être policier n'empêchait pas les gens d'être à bout, ni encore d'être un peu fous et lui, il avait vu assez de choses folles et insensées pour espérer ne pas être atteint. C'était ridicule d'y penser. Un minuscule sourire naquît sur ses lèvres, presque imperceptible, le coin de ses yeux ne fût ne serait-ce qu'un poil bridé. Ses origines étaient évidentes, mais peut-être pas trompeuses, dans ce monde.

Un pied devant l'autre, une main dans les poches tandis que l'autre dansait entre ses lèvres et l'air ambiant, cela faisait plus d'une heure qu'il avait pénétré dans les quartiers sans but précis. Tout était une question de temps et de capacité, de patience à tenir le coup face à la foule bruyante. Une question de confiance, cette chose qu'il ne cessait de trahir, bien trop instable et indomptable pour simplement accepter les caprices de son chef. L'américain ne rentrerait pas chez lui, pas tout de suite, la lune n'avait pas encore effleuré le ciel. Sa bête intérieure cherchait furtivement de quoi s'occuper. Son sang ne cesserait jamais de brûler dans ses veines.

Soudainement un bruit proche du feulement de panthère le stoppa net dans son exploration. Proche d'un cri de douleur, il provoqua dans son être un sentiment d'alerte, donnant l'alarme à sa conscience qui chercha immédiatement une quelconque source de conflit. Autour du lui la foule s'agglutinait encore, créant un bruit plus puissant que celui du cri qu'il avait entendu, mais bien moins important pour ses sens. À chaque fois qu'une telle chose se produisait, son instinct lui dictait de traquer une quelconque agitation, de bondir tel un animal féroce à la gorge de la personne en étant la cause. Son travail lui collait à la peau, tout comme l'atmosphère glaciale qu'il emmenait partout avec lui. Bien plus intéressé par ce qu'il trouverait en fouillant un peu, Justin se glissa dans une des nombreuses ruelles peu fréquentées. Sans un bruit, sans aucune remarque il disparu sans laisser de traces, l'origine du bruit n'était pas loin. À pas de félin il débarqua discrètement, repérant de loin un rassemblement de types peu commodes et ce qui semblait être... un adolescent.

Un adolescent dans une telle situation.
Un gosse enragé.


Les griffes se plantant dans toute peau disponible, il le voyait grogner, griffer sa proie qui de toute évidence n'avait pas prévu un tel spectacle. Ce pauvre homme allait être déçu du résultat. Sans attendre, le brun s'avança à toute vitesse, poussant les autres hommes présents pour attraper la crinière brune de la bête sauvage. Ses doigts se crispèrent entre ses fils, les tirant vers l'arrière avec une telle force qu'il le força à pencher la tête en sa direction et à le regarder, courber légèrement l'échine. En quelques secondes, une de ses mains fût attrapée et tout son bras plié et plaqué contre son dos, sa poigne de fer lui faisant sans doute mal en cette clé de bras, mais pas assez pour le faire crier. Pourtant un détail lui attira le regard, sur son visage juvénile, des traces de coups avaient lacérer sa peau, délaissant que des marques rouges et plusieurs bleus. Il s'était déjà battu auparavant, il avait pris de nombreux coups. La poigne ferme, il le plaqua contre le mur de sa manière subtile et très peu douce, sa voix rauque faisant écho le long de la ruelle.

— Tiens toi tranquille, gamin.

Tandis que ses doigts relâchèrent sa chevelure il attrapa sa deuxième main, d'un geste purement inconscient, comme toutes les autres fois où il avait arrêté un type pour ses actions inconsidérés. Il pouvait l'embarquer avec lui, c'était une certitude, le garçon pouvait faire ce qu'il désirait en intérieur, loin de ses yeux. Toutefois dans la rue les choses s'aggravaient très vite, il détestait ce genre d'émeutes. Cependant ses marques ne trompaient pas, tout comme l'étrange maigreur de son visage. Il avait été battu, par quelqu'un, peut-être même par plusieurs et cela ne passerait jamais avec lui.

— Qu'est-ce que-...
— La ferme.

Un simple haussement de sourcil en guise de pur dédain, il les fixa avec un air semblant hautain, cherchant une quelconque trace de choses étranges chez eux. Dans ce monde il n'y avait que du gris. Les gens ne restaient jamais blancs très longtemps. Dans les tréfonds obscurs de ses prunelles, un semblant de lassitude crépitait avec les flammes incandescentes jamais éteintes. La situation était compliquée.

— Je vais te faire passer l'envie de frapper des gens. Avances.

Sa tignasse brune fût tirée à nouveau, il le fit se retourner et le tira vers lui quelques petits pas. Les menottes avaient été mises. 


anglycanne sur epicode
Sujet: Re: Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray Mer 5 Oct - 0:32
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Gagner du temps

Je vais tous les massacrer.

Il n'y avait plus aucune pensée cohérente pour traverser l'esprit embrumé du jeune britannique qui, de sa vision, ne voyait plus que du rouge. Il n'aurait su dire si cela venait du sang qui coulait de son arcade sourcilière et lui piquait l'œil, ou simplement de sa folie enragée ; en fait, il lui aurait été impossible de communiquer dans l'instant. Les rênes avaient été offertes à une violence inouïe qui ne cessaient de tirer dessus et de le mener à une destruction certaine. Était-ce la sienne, ou bien la leur ? Rien était dit, mais Rain gardait une simple lueur de lucidité, cette petite lumière au fond de lui qui savait parfaitement ce qui allait advenir de lui, dans quel état il allait terminer, car il en était toujours ainsi.

Tout du moins cela aurait dû être, sans compter l'intervention extérieure. Quelle mauvaise idée cet homme avait eu de s'interposer dans un combat qui n'était pas le sien, d'oser l'interrompre dans sa folie meurtrière, d'essayer de mettre une laisse à cette bête sauvage.

Sa crinière soudainement agrippée d'une force supérieure à la sienne, ses crocs relâchèrent la chair de sa victime et il se mit à geindre en plissant les yeux, prenant un moment à réaliser que son bras était bloqué dans son dos et que la douleur qui l'assaillait à l'épaule venait de là, et non d'un précédent coup. Son corps était actuellement douloureux d'un peu partout alors il n'aurait su dire, confus et proche de l'inconscience. Quelque chose de gris traversa son champ de vision, une touche bien étrange dans tout ce rouge qui l'empêchait de voir correctement quoi que ce soit ; perdu, encore, dans ce monde empli de violence dans lequel il baigne depuis sa naissance. Ses yeux se plissèrent encore un peu, jusqu'à ce que ses paupières ne se rencontrèrent et, sous un nouveau choc, son corps se frotta à une nouvelle surface dure, comme le sol qu'il s'était mangé à plusieurs reprises depuis le début de cette confrontation.

Gamin. Gamin ? Gamin. C'est à moi qu'il parle. Qui ?

La confusion ne faisait que grandir mais il était certain qu'une voix, qu'il ne connaissait pas, qu'il oyait pour la première fois de sa vie, a retentit si proche de son oreille. Ce n'était pas sa conscience qui lui jouait un tour, mais Rain était ailleurs. Gardant ses prunelles sous sceller, il n'y avait plus que les ténèbres pour l'accueillir et s'il n'avait pas senti remuer derrière lui, il aurait très bien pu s'évanouir d'un claquement de doigt. Ca bougeait, ça vivait, mais le jeune brun était en dehors de tout ça, si bien qu'il était comme une poupée, un pantin entre les mains de ce type – qui pour lui, n'était pour l'instant rien de plus qu'une couleur et une voix.

Me faire passer l'envie de frapper des gens ?


Le voile noir et rouge se dissipa. Par réflexe, il tira sur ses poignets mais ils étaient piégés. Il écarquilla les yeux à la constatation et les tourna vers ses trois adversaires précédents, surpris de les voir presqu'autant en forme qu'avant qu'il ne disjoncte, tandis que lui-même était encore assez en état pour marcher. Pourquoi les avoir arrêté ? Il lui voulait quoi, ce gars sorti de nulle part ? Un coup d'œil par-dessus son épaule et il se rendit compte du comble, de la cerise sur le gâteau, cet homme était plus petit que lui. Il s'était attendu à un grand balèze, du genre armoire à glace, qui fiche la trouille au premier regard, pas à … ça. Déçu et interloqué, il avança de trois pas rapides avant de se décaler d'un petit bond sur le côté tout en faisant volte-face afin d'avoir les quatre personnes en même temps dans son champ de vision et il grinça des dents, grogna comme un animal.

Pour qui tu t'prends ? Qui t'a dit que tu pouvais juste intervenir et interrompre c'qu'on faisait, hein ? Va pas m'sortir que t'es un flic, un garde ou une connerie du genre, ça change que dalle pour moi. On réglait un truc, maintenant on fait comment pour en finir ? Merci, franchement. Au passage, j'te rends ça.

A la fin de ses propos qui n'avaient, en soi, pas tant de sens que ça, qui en réalité ne lui servaient qu'à gagner un peu de temps, il sortit la paire de menotte de son dos, qu'il tenait entre son index et son pouce ; poignets libérés, mission accomplie. Sur ça, il les lui balança, comme pour lui prouver que même s'il parvenait à les lui enfiler à nouveau, cela ne changerait rien car il réussirait à nouveau à les retirer. Combien de fois avait-il dû échapper à la police de cette façon, avant d'atterrir dans ce monde étrange ? Rain était devenu un expert en ce qui concernait le forçage de serrure de menotte. Quelques fois, il arrivait même à simplement passer ses mains hors des cercles de métal, quitte à s'écorcher la peau et se déboiter un doigt. Il ne reculait devant rien.

Survivre à tout prix, voilà ce que cela voulait dire.

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Sujet: Re: Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray Lun 24 Oct - 3:20
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Il n'allait pas se laisser faire. C'était une évidence, un événement clair, prévisible. Les mains toujours éprises des ses poignets, il ne relâcha la pression que deux secondes, fixant du regard les trois hommes présents peu réjouis de le trouver là. Pourtant il allait y rester un long moment, jusqu'à ce que la petite bête se calme. Ce gamin allait lui poser problème, il le sentait, comme un instinct de chasseur, comme une sorte de promesse divine qui lui tournait autour de la tête. Quelque chose dans son regard l'avait interpelé, un éclair, une fureur, une sorte de lave bouillante qu'il n'avait pu que contempler un court instant avant qu'elle ne s'évanouisse. Cela sentait les problèmes, ce gosse lui en attirerait certainement plus d'un. Le temps qu'il le lâche, le gamin s'était deja éclipsé de deux bons pas, se retournant pour lui faire volte face, le sang encore coulant de sa tempe. Et il n'arrêterait pas, pas tant qu'il n'en prendrait pas soin. Les jeunes étaient très doués pour se blesser aux endroits les plus désastreux. Il lui rappelait sa jeunesse, quelque part.

Pour qui tu t'prends ? Qui t'a dit que tu pouvais juste intervenir et interrompre c'qu'on faisait, hein ?

Justin retint un sourire, le visage neutre, se moquant de ses dires qu'on lui avait tant balancé au visage. Il ne comptait plus le nombre de personnes lui ayant un jour demandé pour qui il se prenait, comment il osait dire des choses horribles et se comporter de manière aussi froide. Il ne pouvait qu'en rire, se moquant de cette presque naïveté dont ils faisaient preuve. Le policier attendit qu'il finisse son monologue inutile, sachant qu'il ne prendrait pas la parole, il le laisserait se noyer dans ses propres mots. Pourtant, la fin de sa réplique fût ponctuée par les menottes qu'il lui balança entre les pattes, l'étonnant par sa capacité à s'en défaire en quelques minutes seulement. C'était confirmé, ce n'était certainement pas la première fois que l'on les lui mettait, parce qu'il n'avait certainement pas fait l'erreur de mal les lui enfiler.

— Si ça peut te faire plaisir on dira que je ne suis pas un flic, je ne suis pas ton père également. Je t'empêche juste de finir en sang dans une cellule grise, quoique dans ton cas ça pourrait peut-être t'aider.

Il lâcha ses mots d'un air hautain et moqueur, son ton rauque ne dissimulant point sa froideur. Il n'avait pas envie de faire ami-ami avec la bête, mais l'idée de le laisser pourrir dans un coin pour violence abusive ne lui plaisait pas non plus. Bien qu'il ne soit pas le seul à blâmer dans l'histoire. Rangeant son objet métallique dans un coin de sa poche, il vint croiser les bras sur sa poitrine, se déplaçant de sorte à se mettre devant le passage le plus accessible vers les grandes rues. Il fallait trouver une autre manière de l'acculer, qu'il ne lui file pas entre les doigts. L'idée de le poursuivre toute une journée le long de la ville n'étant pas aussi interessante qu'elle ne pouvait l'être, l'inconnu finirait par se lasser, un œil hors circuit bien trop taché par le sang qu'il perdait petit à petit. Justin se redressa, son regard d'acier se posant sur chaque visage comme s'il cherchait à lire le moindre mensonge sur leurs lèvres, fouillant dans leur moindres souvenirs. De sa taille acceptable, il s'avança comme un colonel, l'air légèrement perturbé par ce temps perdu, gâché dans une histoire de violence gratuite.

— Ce sale con mérite ce qui lui arrive, c'est pas son premier vol.
— Et vous avez besoin de vous y mettre à trois pour donner une correction à un gosse ?
— Tch.

D'un air rempli de dédain il les dévisagea de haut, devant soulever légèrement la tête, mais pas du tout gêné par leur carrure plus importante ni encore par leur nombre plus élevé. Le japonais pencha la tête sur le côté, sortant une cigarette de sa poche, l'allumant devant le silence presque pesant et la collant contre ses lèvres d'un geste gracieux. Il se rapprocha avec précaution de l'étrange garçon, voyant le sang couler de sa plaie et ses yeux verts devenant presque dorés lorsque le soleil vint les frapper.

— Sinon, tu comptes faire quoi, le gosse ? Assumer que t'as fait une connerie et t'occuper de ton arcade bousillée ou bien me forcer à te suivre le long de la ville ? T'as le choix.

Ces choix à lui, les seuls qu'il acceptait dans ce genre de situation et il n'était pas apte à lui passer un de ses vêtements pour éponger ses plaies. Égoïste personnage.


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Sujet: Re: Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray Mar 3 Jan - 18:28
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Sujet: Re: Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray
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Sa justice personnelle ✗ Justin A. Nightray
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